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Position par rapport à l'appel à propositions

L'appel à propositions concerne les changements climatiques sur la France sous l'effet de modifications d'origine anthropique.
Le thème 3 est consacré à l'évaluation du risque climatique. Notre approche qui consiste à combiner la modélisation numérique du climat, et l'adaptation à des problèmes concrets comme la résistance des bâtiments aux vents violents est la solution adaptée au problème posé. La complexité des rétroactions climatiques impose en effet de passer par un modèle qui simule heure par heure l'évolution de l'atmosphère sur des dizaines d'années: il n'existe pas de formule reliant le taux de dioxyde de carbone atmosphérique au nombre moyen de tempêtes traversant chaque année un endroit donné. Mais les diagnostics bruts des modèles obéissent à des contraintes liées à la discrétisation numérique des lois de la physique: ils ne sont pas toujours adaptés aux problèmes posés à l'échelle humaine. Il faut donc développer un module d?adaptation.

Le sous-thème 3.1 fait référence à la régionalisation du changement et aux événements extrêmes. Le modèle numérique utilisé pour simuler le climat utilise une plus haute résolution sur l'Europe que sur le reste du globe. Des études antérieures ont montré que cette approche améliorait les caractéristiques régionales du climat par rapport aux simulations numériques habituelles. C'est pourquoi nous pouvons légitimement considérer notre projet comme une régionalisation climatique. Dans la plupart des études réalisées avec ce modèle, nous nous sommes concentrés sur la réponse moyenne aux changements anthropiques. Dans ce projet, nous mettons délibérément l'accent sur les phénomènes extrêmes. Parmi les exemples d?événements mentionnés dans la section 3.1 de l'appel à propositions, les tempêtes et les sécheresses font partie de notre étude. En ce qui concerne les inondations, nous nous limiterons aux fréquences de pluies extrêmes, car nous n'aborderons pas l'aspect hydrologique ici (d'autres projets du GICC le font). Mais l'approche purement pluviométrique donne déjà une première idée sur la distribution des risques d?inondation.

Notre projet va des hypothèses de concentration de gaz à effet de serre vers des problèmes concrets comme la résistance des lignes électriques aériennes et des bâtiments aux vents forts. C'est une étude appliquée, comme le montre la diversité des participants à ce projet. Les résultats du modèle, bien que couvrant le globe, seront analysés sur la France (métropolitaine et outremer), et les paramètres illustrant le mieux le risque pour la période 2070-2099 seront cartographiés. En ce qui concerne les périodes intermédiaires, nous fournirons un indice fondé sur l'évolution des moyennes globales: en effet, nous ne sommes pas encore capable de faire la part entre la réponse climatique pure et la variabilité décennale naturelle à l'échelle de la France. Sur plus de 50 ans, les effets de cette variabilité s'estompent, et il faudrait des ensembles de simulations couplées pour filtrer la variabilité aux échelles de temps plus courtes. En attendant d'avoir les ressources de calcul suffisantes pour ces simulations d'ensemble, la méthode la plus répandue consiste à renormaliser les impacts obtenus avec un signal fort (par exemple l?effet de serre de la fin du XXIème siècle) par un coefficient dont l'évolution sur le siècle ne présente qu?une faible variabilité décennale, comme la température moyenne globale.

 

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Last modified: October 07 2003 12:16:27.